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Biographie


« Je me suis donnée corps et âme pour créer des chansons les plus authentiques et vraies envers moi que possible. Malheureusement, j’ai eu pas mal d’emmerdes », explique Alex Hepburn à propos de son second opus qui sortira fin 2018. « J’ai un dur passé, mais il faut voir le bon côté des choses. Mon album et mes paroles viennent toujours du fond du cœur et je suis très, très fière de cet opus. » 

D’Etta James à Janis Joplin, de Mary J. Blige à Adele, Alex Hepburn est la dernière auteure-compositrice d’une longue lignée de femmes fortes, qui ont mis toute leur vie, leur amour et tout ce que cela implique dans chaque performance vocale. Toutefois, il ne s’agit pas de faux-semblants : Alex se base sur son expérience et les épreuves qu’elle a traversées pour écrire. Elle s’inspire de son passé difficile et torturé, puis transforme cette obscurité en une histoire inspirante, marquée par l’optimisme et l’espoir, grâce à sa voix rauque et spectaculaire. Son nouvel opus est un album de soul / pop franc, résolument confiant et émotif. Il s’agit de l’œuvre d’une artiste qui s’est réellement découverte à différents niveaux : voix, lyrisme, émotion, sonorité et spiritualité.

Alex a eu une enfance heureuse : ses parents chantaient du Jimi Hendrix, Nina Simone et James Brown dans la maison familiale, plongeant la jeune Alex dans une ambiance marquée par le blues, la soul et le R'n'B. Or, ces temps heureux ont rapidement été assombris par les soucis financiers et les problèmes de santé lorsque le père d’Alex a souffert de complications au cours d’une opération chirurgicale, alors qu’elle n’avait que 12 ans. « Mon père a subi des lésions cérébrales à cause du manque d’oxygène au cerveau. Il ne lui restait plus que 6 mois à vivre. La dernière fois que je l’ai vu, je savais que je n’allais plus jamais le revoir. Je me souviens lui avoir dit : “Si tu croises Dieu, remercie-le pour toutes ces emmerdes” ». Alex, qui a vu son enfance lui être arrachée, s’est tournée vers la musique comme une sorte de thérapie, se servant de la poésie, puis des paroles pour se réconforter. Juste au moment où elle pensait que la situation ne pouvait être pire, sa petite sœur a mis fin à ses jours, un mois après le décès de son père. « Ma mère et moi sommes devenues extrêmement fortes à la suite de cette épreuve. C’est une femme incroyable, l’une des femmes les plus fortes qu’il m’ait été donné de rencontrer. Nous nous sommes entraidées et ça m’a poussée à écrire. Je souffrais énormément. » Alex continue plus en détail : « J’ai l’impression que l’on m’a jeté un sort. Je me suis retrouvée dans un trou noir, mais plus tu souffres et plus tu traverses des épreuves, plus tu peux t’investir dans ton art. La musique que j’écris s’articule autour de la douleur. Tu ne peux pas chanter le blues tant que tu ne sais pas ce qu’est la douleur. Tu ne peux pas chanter en faisant semblant et je mets tout dans ma musique. »

MySpace était la plate-forme Internet en vogue à l’époque. Après avoir téléchargé ses chansons, Alex a rapidement rassemblé plus de 500 000 écoutes. « Je ne savais pas que je voulais devenir chanteuse. C’était un grand rêve. J’ai cumulé pas mal de petits boulots : j’ai été réceptionniste et femme de ménage. Mon petit ami n’arrêtait pas de me dire : “Tu as 500 000 écoutes sur MySpace, tu devrais essayer d’en faire quelque chose” ». Ledit petit ami cherchait une chanteuse pour un événement à Paris et a proposé 280 euros à Alex pour chanter 3 chansons, offre qu’elle a immédiatement saisi. « C’était super. J’ai passé une très bonne journée à Paris ! » Elle a vraiment épaté la galerie et, 4 jours plus tard, Warner lui proposait un contrat. « C’est ainsi que j’ai commencé à avoir du succès en Europe », explique-t-elle en haussant les épaules en évoquant sa percée pré-Brexit. Elle est entrée dans le top 10 dans sept pays européens avec son tube original Under.

Elle part rapidement en tournée avec Lianne La Havas, Alex Clare et l’inimitable Bruno Mars. « Le premier soir, j’étais rongée par le stress. Bruno m’a dit : ‘‘Ne t’inquiète pas, ça va être génial… MAIS lâche cette foutue cigarette et arrête de boire du whisky !’’ J’ai énormément appris grâce à lui : il m’a donné des conseils et est très professionnel. Il est génial. » Ensuite, Alex caracola au sommet des classements dans toute l’Europe. C’est en France et en Allemagne qu’elle eut le plus du succès. « C’était incroyable. C’était comme Eminem dans le clip du single The Real Slim Shady : les 2 premières rangées avaient la même coupe de cheveux que moi ! Je n’étais pas habituée à ça, mais c’était génial ! Je veux avoir du succès, mais je ne parle pas de la célébrité. Je veux que les personnes apprécient l’art, le travail acharné et le talent. Quand quelqu’un me dit “WAOUH, j’adore ce que tu as apporté au monde”, ça me donne l’impression d’avoir une certaine valeur et que ce que je fais est important. »

Le principal partenaire d’écriture d’Alex est arrivé un peu par hasard, en la personne de Chris Ballard, le fils de Russ Ballard, qui a écrit la chanson God Gave Rock n Roll To You. « Un de mes amis m’a inscrite à une session avec Chris. Il est dingue, barge et tellement amusant. Nous nous sommes parfaitement entendus et ça a donné une chanson. Ça a tout de suite collé entre nous ; il m’a laissée être moi. Trouver ton âme sœur musicale, c’est génial. » Plus rien ne lui fait peur désormais et elle est prête à laisser sa marque dans son pays natal. « Percer au Royaume-Uni est très important pour moi. Je fais ce que je fais et vous savez quoi ? Si vous ne m’aimez pas, eh bien, vous ne m’aimez pas. » Craigie Dodds et Pete Boxta, ses producteurs, se sont basés sur le mélange contemporain de soul et de hip-hop créé par Alex et Chris, puis en ont fait un album. Précédemment, Craigie et Pete ont écrit et produit des chansons pour Gorillaz, Amy Winehouse, James Arthur, A$AP Rocky, Machine Gun Kelly et bien d’autres.

Son nouvel album à venir raconte une histoire du début à la fin, emmenant l’auditeur comme le faisait une autre chanteuse-compositrice londonienne avec un penchant pour la soul, le blues, le hip-hop et la tristesse, l’emblématique Amy Winehouse. « Amy et moi avons les mêmes références et repères. Elle est incroyable, mais je pense que mon parcours est très différent du sien. » Après avoir enduré tant de douleur et de souffrance, Alex veut se remettre en selle et inspirer les gens. « Je veux prendre cette négativité et la transformer en quelque chose de positif, c’est la seule chose dont je suis reconnaissante. Beaucoup de personnes ont peur de dire qu’elles souffrent. Elles préfèrent dire ‘‘Allons faire la fête, boire et se droguer’’. 90 % du monde souffre. Chaque fois que quelque chose m’arrive, je prends cette émotion et, bang, j’écris une chanson. La musique m’a vraiment sauvée et ce que je veux, c’est faire carrière. Faire une tube, 5 minutes de gloire et au revoir, ça ne m’intéresse pas. Je vise le long terme : c’est ma vie et c’est mon heure. »

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